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Les Poilus
17.03.2010

Lefebvre Thibaut

9h du matin en cette fraîche matinée de Mars (4°) nous voilà Antoine et moi arrivés sur les lieux du Trail des Poilus, couru sur un ancien champ de bataille de 14-18, au cœur des collines d’Artois.
Après avoir retiré nos dossards, voilà le moment fatidique du choix des textiles : Double-couche obligatoire mais manches courtes ou longues ?
Finalement j’opte pour un maillot de corps technique manches longues, un tee-shirt technique manches courtes, pantalon de course, buff en guise de bonnet et l’indispensable paire de gants. Choix judicieux que je ne regretterai pas. Le Camel back à 1.5 l chargé et nous voilà en route pour la ligne de départ où nous attendent David et son pote Dédé. Après quelques mots échangés le départ est donné à 10h pile sur un rythme de course sur plat. En effet, autour de moi, la foulée est en générale rasante de belle amplitude sans beaucoup de phase de propulsion. Ca change de la Réunion, car ici c’est une terre de coureurs de route !
Après 4 km de course en descentes et de faux-plat montants, la première difficulté s’offre à nous, et je suis distancé par Antoine et David dont le rythme de course plus élevé ne me convient pas à la vue de ce qui reste à faire.
Les kilomètres s’enchaînent et je retiens ce passage épique dans une tranchée de 10 mètres de profondeur pour 1km de long, ne permettant pas de dépasser le coureur précédent. Après 11km voilà l’unique ravitaillement ou nous nous attardons peu et commence alors une autre course beaucoup plus technique : enchaînement de montées sèches, de descentes abruptes et glissantes, sans arrêt avec pas mal de relances en faux-plat descendants ou montants. Kilomètre 15, les jambes sont lourdes et les ischio-jambiers tiraillent. Il faut s’étirer 2 minutes si je veux tout finir en courant. Après un long faux plat et une énième côte de 50 mètres D+, me voici sur la ligne d’arrivée après 2h 16 minutes d’effort ! Ouf de soulagement en pensant que le temps nous a épargnés : pas de pluie comme l’an dernier où le terrain boueux ressemblait parfois à ce qu’ont connu les poilus 100 ans plus tôt exactement sous nos pieds…
A côté du cimetière militaire de la Grande Guerre, les tentes des sponsors et du ravitaillement nous attendent, dans une ambiance de fin de bataille où je croise des regards tirés mais souriants. Evidemment, c’est à la bière du nord que nous sommes accueillis et il faut vite penser à se couvrir avant d’entrer dans l’estaminet de Notre Dame de Lorette où, assis autour d’une table en bois nous refaisons la course une autre bière à la main. Tous s’accordent pour dire que cette course est magnifique, les paysages et les points de vue remarquables. Assurément, l’un des plus beaux trails de la région !


Lefebvre Thibaut   

Transjurassienne
19.02.2010

Lefebvre Antoine

Un grand bonjour à tous les runinraiders sur le point d’attaquer la saison 2010. Ici, première date le 14 Mars pour le trail des poilus, un remake de l’enfer des tranchées de 14-18 ; on notera la présence exceptionnelle du plus poilu des trailers : Tibo.

En attendant, à l’occasion d’un passage dans le Jura, j’ai goûté à la fameuse Transjurassienne qui est au ski de fond ce que le Grand Raid est au trail. Départ donné le 14/02 à 14h30 pour le 30 km skating (vu ma technique médiocre, la grande distance, 76 km, aurait eu du mal à passer).

Me voilà donc au milieu de 270 skieurs dans un magnifique décor scandinave, stressé et excité de partir dans l’inconnu. Température -4°C. Coup de feu, la meute est lâchée ; pendant 400m les skis, les spatules se mélangent dans une confusion générale. Par miracle je ne tombe pas par contre je suis déjà largement dans le rouge. Je souffre sur les 15 premiers km pourtant assez plats : mal à l’aise sur les skis, je peine à trouver le bon rythme, le cardio reste désespérément au dessus de 165 bpm ; les autres skieurs par contre glissent sans efforts… le moral en prend un coup. Au ravito, je recharge les batteries avec les gâteaux locaux ; je constate que finalement je suis resté au contact de la masse : je repars donc rassuré et motivé au cœur de la somptueuse forêt jurassienne enneigée.

Niveau glisse ça va mieux aussi, je commence à comprendre le geste. J’attaque la difficile montée du Risoux confiant, avec un rythme cardiaque stabilisé. Je reprends d’ailleurs pas mal de monde. La descente est périlleuse et verglacée. Je loupe un virage et me retrouve allongé dans la poudreuse. 200m plus loin, chute collective : j’y laisse mes lunettes et déchire mon dossard… Je finis sagement en chasse neige. Physiquement ça va de mieux en mieux et je prends plaisir à avaler les 8 derniers km vers Mouthe ville perdue dans une plaine aux allures de banquise (température -12°C). La famille me retrouve transi mais avec la banane, puis vient l’un des moments les plus importants : la dégustation du vin chaud et de la tarte aux myrtilles !

Le bilan final est honorable (86ème en 2h28) mais je retiendrai surtout les paysages, l’ambiance, l’organisation magnifiques ; bref : à refaire et vite !
A plus…


Lefebvre Antoine   

transdimitile 2009 dur,dur!
10.12.2009

Juret Laurent

Dur, dur, cette année la Transdimitile avec terrain glissant et après 2 sem en métropole et une préparation moyenne. C'est çà d'être père de famille nombreuse, on peut pas être au top sur tous les terrains...
Résutat : 4h10 et 131 ème, 32 min de moins bien que l'an dernier malgrès un bon finish dans les ravines et sur la route comme l'an dernier (hein Jean 2 et Hervé?).
Merci à Vince et Patriiick pour leur présence et soutien, à Pierre pour ses mains magiques et encouragements, et Jean 2 toujours en éveil.
Reprise de l'entrainement pour être au top en 2010.
Bonne année et bonnes fêtes à tous.
Biz
Laurent.


Juret Laurent   

Mon Semi Raid dans le Grand…de St Philippe à Cilaos !
07.11.2009

Peyrard Jean-Denis

Arrivés après 50 mn de bouchon et 20 mn avant le départ dans la commune de St Philippe, Pierre, Pascal et moi rentrons dans le stade pour le pointage et la vérification du sac à dos.
Je rencontre Mickael, et avec lui sur la ligne de départ, nous rentrons dans l’ambiance : la présence des trombes d’eau n’empêche pas la montée de la température.
5, 4, 3, 2, 1! Les 2 680 fous furieux sont trempés mais bien lâchés !
Je décide de suivre Mickael pendant 30 mn environ et rapidement nous nous perdons dans ce bain de foule. Je décide alors d’adopter le rythme qui est le mien : ne pas dépasser les 140-145 pulsations. Rapidement, je sens une petite douleur à la cuise gauche. Je me décontracte, me relâche et continue à avancer. Je rejoins le gîte de Basse Vallée en 1h37. Ma vitesse de base est plutôt bonne, je pointe dans les 200 premiers. Plutôt bien afin de pouvoir monter le sentier Foc Foc sans trop de bouchon et ce fût le cas. Avec un groupe d’une dizaine de raideurs nous montons à une allure correcte pour un début de Grand Raid. Arrivant au pointage et ravitaillement du volcan en 5h04, je profite du lieu pour prendre une soupe, des bananes et des raisins secs etc. Je procède également à de l’étirement car la douleur à la cuisse persiste. Je décide de repartir rapidement pour ne pas trop me refroidir malgré la superbe ambiance que les bénévoles et les spectateurs nous offrent. Le jour se lève enfin au milieu de la plaine aux sables. C’est bon pour le moral. Quel décor, quelle luminosité : une vrai carte postale. J’enchaîne sur la montée de l’Oratoire Sainte Thérèse. Les jambes sont bonnes mais cette douleur persistance m’inquiète un peu. Compensant sur la jambe droite, ma tendinite du syndrome de l’essuie glace apparaît. Après le Piton Textor, je gère la descente jusqu’à Mare à boue que j’atteins en 7h30 de course. François, Hervé, Raphael, Vincent m’attendaient déjà. Emeline et papa, chargés du sac de ravito. sont arrivés dans le même instant. Un sandwich à la main, je prends le temps de me changer de la tête au pied tout en m’étirant. Après 20 mn de pause, je repars, laissant derrière moi tout le monde et en leur donnant rendez vous à Cilaos. Au bout de 3h, j’aperçois le gite du Piton des Neiges. Pointage : 10h30 de course et 143ème. Mais là, commence la galère !
Je ne parvenais plus à monter la jambe gauche et plier la jambe droite. La descente du Bloc fût douloureuse. Habituellement, cette portion se fait en 1h environ. Une soixante de raideurs environ me dépasse alors, mon rythme était trop lent. Ce n’est qu’après 1h30 que je revois tout le monde en bas du Bloc. Trop en difficulté, le moral dans les chaussettes, je leur annonce mon abandon et craque !
Tous ensembles, Vincent, Raphael, Hervé, Emeline et Laurent, prêt à me soutenir sur la diagonale, décidons de rejoindre le stade de Cilaos où je pointe 204ème en 12h26. Malgré un bon massage d’une demi heure, je renonce et rend mon dossard aux organisateurs sans trop hésiter. J’ai préféré ne pas trop endommager la machine et accepté d’avoir fait que la moitié du Grand Raid.
Tout le monde était à mes côtés pour me soutenir et je les en remercie. J’en avais bien besoin. Nous restons sur le stade pour voir passer quelques raideurs et attendre Pierre pour l’encourager et le soutenir. C’est vers 15h qu’il a fait son entrée sur le stade et a poursuivi sa route avec Laurent jusqu’au pied du Taibit puis Patrick dans Mafate. Ce que je retiens de cette courte mais belle aventure, c’est le départ sous une pluie tropicale intense, l’ambiance et surtout le soutien de tous tout au long du parcours. Je fais le bilan que même bien préparé, je n’ai pas été à l’abri d’un pépin musculaire ce qui m’a amené à prendre la décision, courageusement, d’abandonner.


Peyrard Jean-Denis   

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