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Le Grand Raid 2009 by Pierre
01.11.2009

Mersch Pierre

GRAND RAID REUNION 2009

Enfin l’aboutissement de la saison, événement tant attendu par les raideurs et tous les Réunionnais ! Après avoir sué sur les sentiers, sur la piste, fractionné, seuil, côtes….Bref nous y voilà…le GRAND DEPART.
C’est donc avec Jean De et Pascal que nous partons en direction de St Philippe (merci à Emeline et à Jacques qui ont fait le taxi). Quelle heureuse surprise de voir que le départ va nous permettre de prendre une douche plus qu’intégrale !! En effet c’est sous des trombes d’eau que le « lâché de fou » va avoir lieu !
On réajuste la frontale, on essaye de protéger ce que l’on peut de l’eau mais en vain…Excitations, palpitations, ce moment va être inoubliable, on en perd pas une miette (ni une goutte !!) 5, 4, 3, 2, 1, et c’est parti, 1m, 2m et PLOUF la rivière juste devant va donc baptiser tous les pieds des 2680 raideurs, (mise en condition…).
Petites foulées avec Bertrand que j’ai rejoint sur la ligne, rythme tranquille car la route va être longue, très longue. La pluie tropicale va nous accompagner pendant 1h30, puis s’estompe peu à peu.., 2h11 au gite Basse Vallée, fin de la route forestière et début du sentier très pentu, boueux et étroit…Petit bouchon en perspective ! Au fil de la montée les couches supplémentaires se rajoutent car au volcan ça pèle ! (8°), lever de soleil extraordinaire sur Foc Foc et son paysage semi-lunaire, petite soupe au ravito, recharge de camel et ça repart !, le soleil est là c’est grandiose !! Le corps n’est pas au mieux de sa forme, je sens de la fatigue et peu de marge pour accélérer, les sensations sont mitigées (point de vue partagé par Bertrand).

Pointage volcan (30 km, 6h40, 996ème) Le temps est superbe et on se régale, la forme revient ti lamp ti lamp. La montée de l’oratoire Ste Thérèse permet de retrouver de bonnes sensations et surtout je n’ai aucune douleur (car je sais mon genou un peu capricieux). La descente est un régal car c’est sec !! Mare à Boue est en vue ! Allez, courage car la portion de route est longue, très longue ! mais en déconnant avec Bertrand ça passe vite…

Pointage à Mare à Boue à 9h43 (km50, 880ème). Je retrouve un sac laissé par Emeline, je soigne quelques ampoules, séchage des pieds, remplissage de camel et d’estomac et on repart (40mn d’arrêt). Et là, fait extraordinaire, je mange de la poussière à Mare à Boue (ça doit arriver 2 fois tous les 10 ans !!!), c’est donc avec du baume au cœur que nous attaquons cette longue montée à Kerveguen jusqu’au gite du Piton des neiges. Bertrand pense d’une manière optimiste en avoir pour 5h !, Ben on n’est pas des …donc 3h plus tard nous pointons au gite avec le sourire aux lèvres (km 62 ; 13h20 ; 750ème).
La montée s’est finie sous un crachin bien breton mais pas gênant. Bon va falloir penser à redescendre les 1200m sur Cilaos… nos chemins se séparent avec Bertrand.
Je sens le genou gauche tirer un peu, mer…, bon va falloir gérer !, étirements toutes les 10mn !!, tiens on m’appelle, je lève la tête et je vois un Laurent débordant d’énergie venu à ma rencontre !, ça booste le morale et …les jambes, je ne sens pas passer les derniers km jusqu’au stade de Cilaos ;(km 70 ; 15h, 692ème).
Tout le monde est là sous le crachin breton ! Patrick est dans les starting blocks, Céline est là avec l’intendance et le sourire…Je fais le plein d’énergie, moral gonflé à bloc, les jambes sont biens ; bref je sais que mon genou va être la difficulté à gérer des prochains 70km !! Petite heure de pose et je repart avec Laurent qui va m’accompagner dans bras rouge (soutien indéniable avec chrono à l’appui !) 1h20 après, je pointe au pied du Taïbit (km 76, 17h12 ; 523ème), la pluie, Céline, Patrick sont là ! Je réajuste le sac, dernier briefing du matos avant de s’engager dans Mafate pour la nuit (moment toujours un peu délicat pour le mental…la prochaine route sera 50 km plus loin, mais je ne me pose pas de questions et on repart).
Patrick, qui va être mon compagnon de route pour toute la nuit, a une pêche d’enfer (ah ces bretons, dès que la pluie est là…).
La Montée du Taïbit au soleil couchant s’effectue sous un crachin nous évitant la surchauffe. La redescente sur Marla avec la nuit est grandiose…On ressort la frontale, quelques étirements, on apprécie la vue sur Marla avec la musique et les lumières qui créent une atmosphère féérique !
(Marla, km 82, 19h19, 455ème). On retrouve Mickaël qui fera une grande partie de la nuit avec nous. Le trio est donc formé, c’est parti pour la nuit !! Ce fut une nuit mémorable, le temps superbe, température fraiche et idéale, les étoiles, les petites lucioles que l’on aperçoit un peu partout dans la montagne formées par les frontales ; bref tous les ingrédients sont là pour que la magie de Mafate opère….
C’est donc avec un tempo régulier donné par Patrick (Mr Métronome !) que l’on relie 3 roches puis montée rude sur Roche Plate. Mon genou ne s’arrange pas, il me faut l’étirer très régulièrement pour avoir une flexion pas trop douloureuse. De toute façon j’irai jusqu’au bout !, je sais qu’il ne faudra pas s’arrêter trop longtemps aux ravitos, dormir ce sera pour plus tard.
(Roche Plate ; km 95, 22h46 ; 398ème). Nous croisons des coureurs de plus en plus fatigués, certains s’arrêtent pour faire un petit somme sur le bord du chemin, la nuit est longue et s’est pas terminé ! Nous continuons toujours avec un bon rythme et un Patrick en super forme, la nuit parait plus courte ! Les montées et descentes s’enchainent, celle de la roche ancrée se mérite toujours autant !
Nous arrivons enfin à Grand Place où Mickaël s’arrêtera pour un petit somme…On repart donc à deux vers Aurère, l’ambiance est toujours bonne et le rythme régulier ce qui nous fait gagner petit à petit des places pour finalement pointer à 4h25 du mat à Aurère (km 112 ; 28h25 ; 286ème).
Aurère : arrêt un peu plus long pour faire soigner les ampoules, et oui les pieds commencent à souffrir ! Mon genou gauche n’est pas au mieux de sa forme et il faut que je gère sans cesse les mouvements de flexion mais ce n’est pas insurmontable ! On repart avec le sourire, les oiseaux commencent à chanter et l’aube arrive !, le jour se lève sur la rivière des galets : moment intense…
Arrivé à Deux Bras (km 121 ; 6h22 du mat, 32h22 de course, 288ème) où Thibaut nous attend pour un massage qui va faire le plus grand bien et la lassitude qui pointait se dissipe,
Merci Thibaut !! Le temps de partager ce moment entre amis, un peu de pates, on refait le sac et ça repart, je laisse Patrick et Mickaël, nos chemins se séparent.
J’ai maintenant l’intime conviction que les dés sont jetés :j’y arriverai ! Reste à savoir en combien de temps mais je rejoindrai St Denis, je sais que mon genou me handicape mais jusqu’à présent je l’ai géré et il est encore « viable » donc….
Me voilà dans la côte de Dos D’âne, je la connais bien, il faut prendre son mal en patience…, enfin l’église, puis le stade avec toujours des bénévoles prévenants et souriants, ça compte beaucoup pour le mental ! (km 128, 9h45 du mat ; 33h45 de course ; 317ème).
Tout va bien, je décide de ne pas m’attarder…faut encore monter jusqu’au Piton Batard.
C’est sur la fin de l’ascension que je sens un grand coup de moins bien, quelques vertiges, plus trop de force…malgré une alimentation régulière une hypoglycémie s’installe. J’arrive à l’arrache jusqu’au ravito du kiosque d’Affouche, j’en profite pour leur tenir la table et la tente qui ont l’air de se casser la gueule mais en fait… c’est moi….vite une chaise ! Je commence à gamberger, je peste car l’arrivée est proche ! Mais il faut écouter son corps…je patiente, me réalimente et repars pas au top, mais bon, reste que 15km…
La descente se fait sentir dans le genou, je serre les dents car la douleur est vive… heureusement l’euphorie de l’arrivée aide !!
Colorado, dernier ravito, km 142, après 37h12 d’effort je pointe 296ème, je me dis qu’il faut que je profite au max de ces derniers efforts, derniers km de descente très cassant, mais on sent enfin l’arrivée toute proche, je sais que Céline et Eloïne m’attendent, moment espéré, rêvé depuis très très longtemps. Je respire à fond en ne laissant pas une miette de ses instants, je veux me souvenir de tout, et enfin gouter le bonheur de cette ligne d’arrivée franchie avec Eloïne dans les bras et Céline. Les larmes aux yeux je me dis que j’y suis arrivé ! Après l’échec de 2007 la victoire n’est que plus belle !
La Redoute, finisher en 38h05, 147 km, 293ème au scratch, 12ème en équipe (grâce aux superbes performances de mes coéquipier Mickaël et Sébastien). Vu la tête de ma fille je crois que je vais aller me doucher (en fait c’est le meilleur moment du grand raid !!), une bonne nuit et ça repart….
Un grand merci à tous mes compagnons de route et d’entrainement, les SMS de la famille !! et des amis, Céline et Eloïne ; bref ce qui fait que l’on est jamais tout seul pendant la course…


Mersch Pierre   

Allez les p'tits gars
18.10.2009

Juret Laurent

Plus que quelques jours avant le grand jour pour grands et moyens raideurs! On est derrière vous et même devant Jean 2 et Pierre pendant la nuit, si on peux suivre le rythme... Reposez-vous bien, mangez des pâtes, buvez de la cilaos et pas trop de calin, il parait que çà coupe les jambes... enfin c'est bon aussi pour le moral, faut choisir!
Bon courage les p'tits gars.
Lolo


Juret Laurent   

Voir Venise et ....... courir !
11.10.2009

Lefebvre Antoine

Bonjour à tous,
Voici quelques nouvelles fraîches des ch'tis après un long silence sur le web. Il faut dire que ces derniers temps, on avait peu de courses à se mettre sous la dent. On s'est donc nourris des récits passionnants des raiders réunionnais que je félicite d'ailleurs au passage.

Mais aujourd'hui, ça y est, les affaires reprennent puisque dans deux semaines nous serons David et moi au départ du marathon de Venise.
Au programme, un tracé "linéaire" partant de l'extérieur de Venise pour finir par 15 kilomètres dans la ville même. La curiosité du parcours est l'installation pour la course de ponts flottants permettant de traverser la lagune et offrant une arrivée spectaculaire sur la célèbre Piazza San Marco depuis les flots... On notera également les 14 ponts à franchir dans les deux derniers kilomètres qui de l'aveu des anciens restent longtemps dans les jambes...
On s'accordera ensuite quelques jours de tourisme en famille (heureusement les marches sont rares à Venise). Je me vois déjà allongé dans une gondole, jambes surélevées avec ketum + poche de glace, dégustant un capuccino au son de la mandoline...

Voilà, voilà.. J'imagine que la tension monte également sur l'île à quelques jours d'affronter la diagonale. Nous pensons bien à tous les chanceux qui vont en baver en particulier les runinraideurs. Nous vous soutiendrons à distance sans boire une goutte d'alcool, sans dormir, sans se laver, par pure solidarité.
Bonne course à tous et à bientôt.

Tibo, ne te laisse pas déconcentrer cette année par des militaires imbibés, n'oublie pas que c'est peut-être l'année de ton poulain... En tout cas je compte sur toi pour les infos croustillantes depuis le coeur de la course...

Antoine


Lefebvre Antoine   

Ma course sur "La Cimasalazienne"
07.09.2009

Jeusset Patrick

Et voilà!!! c'est parti Laurent et moi pour un nouveau défi "La Cimasalazienne"
Nous avons réservé un gîte à Helle-Bourg, hébergé dans un petit chalet, et déjà dans l'ambiance de la course, car nous sommes situés à 100 mètres du départ.
Après une bonne nuit, nous sommes sur la ligne de départ, et je m'aperçois que ce n'est pas une course pour des touristes.....
6h le top départ est donné pour 53 kms, un petit tour de ville avant d'attaquer Cap Anglais, le jour et le soleil se lèvent, véritable carte postale en direction du Col des Boeufs.
Après 1h45 de course je suis au sommet du Cap, je pousse un cri vengeur direction gite du Piton des Neiges, je descends vers le bloc en 50 mn, mais là j'ai vu des "cabris" dévaller la pente. Soudain, j'entends un cri de douleur, je retourne sur mes pas et là le gars pense s'être cassée la cheville, je lui aide à se remettre sur pieds, et il repart tranquillement je suis soulagé pour lui qu'il n'y ait rien de cassé. Me voici à la Roche Merveilleuse, pose de 10mn avant d'attaquer le Col du Taibit, puis en bas pointage : 206ème !!
J'attaque le col, et je retrouve "mes cabris" beaucoup moins affûtés dans cette montée!!
Marlat, tjrs le même ravitaillement pain d'épices, tablettes de chocolat.
Les petits cours d'eau avant les Tamarins me font du bien, j'en profite pour m'y rafraîchir.
Arrivée au Col des Boeufs après 7h40 de course, avec une bonne dose de fatigue, petite pose pour appeler ma petite femme qui me remonte le moral. Dans ma tête, je me dis pourquoi pas le faire en moins de 10 heures ?
Il va falloir y aller... j'en profite d'être accompagné par une jolie concurrente dans cette descente interminable. Enfin, la route bétonnée après 9h25 de course, je rejoins un coureur et lui lance le défi d'en finir en moins de 10 h, mais je ne peux le suivre... et à chaque virage toujours rien en vue!!!!
Enfin , j'aperçois un commissaire de course qui me signale de prendre le petit chemin en pente pour une arrivée à 150 m, alors là, mes amis, je regarde ma montre 9h53, quel BONHEUR , je chante, je crie de joie, j'aperçois Laurent qui a fait une super perf
Je franchis l'arrivée en 9h55 et je suis heureux d'avoir été au bout d'une telle course.


Jeusset Patrick   

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