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L'homme de boue!
24.08.2009

Lefebvre Thibaut

Arrivée à St Denis à 21h pour dormir dans le bungalow confortable de Jean Louis, Michel et moi préparons les sacs pour les 39 km de trail.
La pluie n'a pas cessé de tomber toute la nuit, mauvais présage pour la Boucle de la Roche Ecrite qui nous attend... Réveil 5h15, nous arrivons sur le lieu de départ à 6h15, le temps de récupérer nos dossards et les quelques bricoles habituelles. La pluie toujours incessante oblige tous les coureurs à se concentrer dans la salle d'animation de la CASE de Domenjod. Les cadors sont déjà là, prêts à en découdre (Chambry, Grondin, Esparon et consort).
Le départ est donné et ça part très vite devant. Nous décidons de partir sur un petit rythme footing, avant d'attaquer la montée à travers les chemins de béton au milieu des champs de canne. Nous surplombons la ville de St Denis et la fameuse prison de Domenjod. Retour dans un quartier des hauts pour le premier ravitaillement où le chemin alterne bitume et terre puis s'enfonce dans la forêt. La pente par endroit et très raide. Notre rythme devient plus soutenu et nous rattrapons les coureurs partis trop vite. Le chemin se retrécit au fur et à mesure de la montée et s'engage alors dans un sous bois de forêt primaire. Nous attaquons les 15 km de chemin taillé par l'ONF pour cette course depuis 2 mois. La pluie s'est transformée en un crachin mouillant et le terrain est très boueux. C'est parti pour un calvaire de boue quasiment incessant jusque la fin de la course. Par endoit, 30 à 40 cm d'une boue bien malaxée par les 200 coureurs qui nous précèdent. C'est usant et on peut y laisser beaucoup d'énergie. Je suis toujours dans la roue de Michel qui emmène un très bon train et nous permet de doubler. Puis arrive un franchissement de ravine. Du jamais vu: un homme en haut avertit de la descente technique. Nous devons respecter un mètre entre chaque concurrent, sur 50 m de descente, c'est effectivement très vertical et boueux à souhait... Le clou du spectacle: un filet de tennis tendu à droite du chemin en guise de garde fou, deux cordes à gauche à prendre fermement et c'est parti pour 15 m d'aplomb avec 4 types en bas au cas où... Sans encombre fort heureusement, petite poussée d'adrénaline tout de même. En face, la remontée se fait quasiment à 4 pattes sur 30 mètres, puis le chemin redevient à peu près correct, toujours encombré de nombreuses racines et d'abres inclinés nous obligeant à de multiples contorsions. Je ralentis un peu mon rythme et laisse s'éloigner Michel. La végétation devient alors plus petite, signe que nous atteignons les hauts du plateau de La Roche Ecrite. Le froid est vif, la pluie redouble, il faut penser à se couvrir. La montée s'achève dans le brouillard après 3h10 d'effort. En haut, deux hommes frigorifiés nous indiquent le chemin. Jusque là, tout est bien balisé, après ça se complique. La rubalise se fait rare, voire quasiment inexistante sur les 15 prochains km de descente. Bizarre et dangereux, même si l'on considère qu'il n'y aura qu'un seul chemin par après. Arrivée à une tente de ravitaillement, toujours dans la descente de ce plateau, il fait très froid, nous sommes trempés. Je n'ai pas envie de m'éterniser pensant à Michel 3 ou 5 min devant moi. Je demande s'il y a un ravito plus loin, et le type me dit qu'il y a de l'eau au gîte des Chicots. Deux verres et je décide de repartir. Il ne me reste plus que 2 gels et 1/4 de Camel Back, ça devrait suffir. Voilà le gîte trois gars de l'organisation et... pas d'eau: prochain ravito en fait dans plus de 10 km... Je n'ai pas non plus la présence d'esprit de chercher un robinet qui doit certainement exister. Aie, ça se corse, je garde un rythme souple, pensant avaler rapidement cette portion de forêt vers Piton Bois de Nèfle mais c'est extrémement boueux avec de nombreuses relances en montée. Fatigué et bientôt plus d'eau... J'avance beaucoup plus doucement, un petit trot sans prétention. Rejoint par un concurrent, j'hésite à lui demander de l'eau et je continue alternant course et nombreuses glissades sans gravité. La pluie cesse enfin et ce concurrent m'emmène sur un rythme très prudent. C'est alors que je reconnais à 30 mètres devant la silhouette de Michel. Lui, qui est pourtant bien en forme, en a marre de ce terrain, où le plaisir de courir n'existe plus mais c'est une aubaine pour moi qui peux lui piquer quelques gorgées d'eau. Malgré tout la déshydratation est installée et les contractures apparaissent dans les jambes. Petit rythme, pour ne pas se blesser, des glissades encore et toujours. On se fait doubler dans tous les sens mais on s'en fout, on veut juste finir sans encombre. Je m'en veux de n'avoir pas mieux préparé ma course d'un point de vue ravito mais regrette aussi le si petit nombre de points d'eau. Enfin la sortie de la forêt et un ravitaillement à 8 km de l'arrivée qui s'avère ...gargantuesque! A quoi bon à ce monent de la course autant de nourriture? Nous entamons alors les derniers km de bitume et de béton, juste le temps de perdre encore 10 min à étirer un concurrent perclus de crampes, et nous finissons ensemble cette course de 39 km où le plaisir fut gâché par des conditions climatiques exécrables. C'est malheureusement souvent comme cela dans les hauts de St Denis. Attention, en préparation on peut s'y blesser facilement. Ca reste une bon trail en prévision de la boue des pentes du Volcan ou du Kervéguen ;)


Lefebvre Thibaut   

Humeur
22.08.2009

Lefebvre Thibaut

J'aime pas les traileurs qui coupent les tracés sous prétexe qu'ils connaissent "mieux" le terrain;
J'aime pas quand 2 des trois ou quatre plus grands ultras de France tombent le même jour privant le Grand Raid de la Réunion de quelques têtes d'affiches;
J'aime pas le goût de la boisson énergétique après 40 km de course;
J'aime pas les gobelets plastiques qui jonchent le sol 150 m après les ravitaillements;
J'aime les encouragements du public le long des chemins;
J'aime la gentillesse et le dévouement des bénévoles sur les courses;
J'aime le nombre croissant de courses natures à la Réunion;
J'aimerais que ce sport reste à l'abris du business et garde à jamais son "esprit trail"...


Lefebvre Thibaut   

6000D le 25 juillet 2009
01.08.2009

Mersch Pierre

C’est avec une grande joie que je me retrouve sur le départ de cette course mythique en compagnie d’amis de toujours : Pakal, Pierre et Benoît. Une superbe ambiance au départ avec plus de 950 raideurs prêts à en démordre et à avaler les 3200m de dénivelé positif et 60 km dans le superbe massif de la Vanoise.
Avec Pierre, départ tranquille, on gère…, la première partie est roulante et monte doucement, c’est parfait pour nos cœurs et nos jambes…Puis la pente s’accentue, nous gardons notre allure, Pakal et Benoit préfèrent être plus prudent. Nous continuons notre bonhomme de chemin jusqu’à La Plagne où notre assistante professionnelle nous attend !(2h20, 16km, 1400m D+). Puis toujours avec des parties assez roulantes qui entrecoupent les montées nous arrivons à la Roche de Mio puis redescente sur le col de La Chiaupe. Petit coup de moins bien pour moi, Pierre m’attend et m’encourage ce qui me permet d’arriver sans perdre de temps au ravito avec toujours Marie Laure au rendez-vous (3h55 ; 25km,2100D+). Cette fois–ci l’ascension est vraiment raide et rude pour arriver au glacier à plus de 3000, l’effort avec l’altitude est plus délicat à gérer, mon coup de moins bien me suit, Pierre m’épaule, on gravit dans le pierrier les 600m de D+ .Ouf, l’arrivée au sommet se mérite ! Quel beau paysage, nous sommes récompensés. Mais il faut penser à redescendre….d’abord 1300m D- dans un superbe cadre, les genoux tiennent ! (mais les troubles digestifs apparaissent pour Pierre), Dernière remontée à faire ( 350m D+) les corps sont plus marqués mais nous avons un bon tempo, on apprécie le cadre puis redescente sur Bellecotte (6h21, 42km). Quel plaisir de retrouver Eloïne et Céline au ravito ! un bout de fromage et on s’engage dans la dernière grande descente…C’est après une demi-heure de descente que Pierre décide de ralentir car les troubles digestifs ne font qu’empirer, je part donc devant non sans regret…La fin est longue comme toujours dans ce genre de trail, les derniers km sur bitume sont un bon test pour le mental, mais quelle joie de pouvoir finir avec Eloïne dans les bras et Céline à côté !!moment magique !. Je termine donc avec le sourire cette course mythique en 8h29, 199ème au scratch.
Pierre me suit de peu en moins de 9h. Puis Benoit et Pakal qui aura fait preuve d’un mental impressionnant pour boucler les 60km. On se retrouve donc tous les 4 en finisher !
Le bilan de cette course est plus que positif, ambiance extraordinaire avec la possibilité pour les accompagnants de vraiment suivre la course car tous les points de ravito sont accessibles sans problème ce qui permet d’avoir du monde tout le long de la course. Les paysages sont splendides et le profil change de la Réunion !, c’est beaucoup plus roulant, avec des relances fréquentes, donc un rythme cardiaque plus élevé, un effort plus soutenu. Rien à redire de l’organisation qui a été plus que parfaite pour cette 20ème , merci aux bénévoles !


Mersch Pierre   

Encore un trail plaisir….
24.06.2009

Mersch Pierre

Encore un trail plaisir….
C’est le 20 juin à 4h que s’était donné rendez-vous un bon nombre d’amoureux du trail (environ 700). Départ de Saint Paul où nous attendent 62 km et 3500m D+, on ajuste le sac, on cale la frontale, une dernière petite gorgée et c’est parti ! comme d’habitude devant ça part très très vite, je préfère pour ma part économiser au maximum mes réserves !, ce qui me vaut d’être dans les 500 à Sans Souci (PK 7 km). Puis commence la montée…, je gère tranquillement mon effort sachant que la « route « va être longue. Le lever du jour nous fait découvrir un paysage toujours aussi grandiose sur la rivière des galets, devant nous le cirque de Mafate (on ne s’en lasse jamais !!!) et derrière le littoral de St Paul, bref on sait pourquoi nous sommes là ! Arrivé au Maïdo (4h15, 290ème ; PK 23) sous le soleil mais le froid est quand même là, un petit ravito avec des bénévoles toujours aussi dispo et souriants ! et on repart pour le Grand bénare (6h05, 240ème, PK 31), point culminant de la course (2898m), le soleil est toujours là, le spectacle des cirques aussi (vu sur Mafate et Cilaos). Puis commence la longue redescente sur St Louis…le but est d’économiser les genoux !, Petit Bénare, camp 2000, arrivé à la fenêtre, ouf ! (8h05, 182ème, PK45) ; je sens la fatigue dans les jambes, les genoux fument mais pour le moment ça tient !. Etirements, la soupe, le plein du camel et c’est repartis pour le dernier tronçon. Petit raidillon pour le piton Cabri à négocier (on sent bien que les cuisses ne répondent pas comme au début…va falloir gérer au mieux la descente). C’est dans la dernière grande descente sur les canaux que mes genoux vont abdiquer !, tant pis la fin va se faire en marchant…mais en marchant les champs de canne et les 7km sont longs et laborieux !! Heureusement je sais qu’à l’arrivée m’attendent Céline et Eloïne. Ca y est la ligne d’arrivée est franchie en 10h22, 191ème. Heureux car j’étais parti pour 11h…aller, un bon carri et ça repart…la suite c’est la 6000D fin juillet !
Bravo à tous les bénévoles, à l’organisation !
le podium :
TECHER Richard ( 7h02), MAILLOT Yoland, HOARAU Yannis.
PUY Marcelle (8h34) ; BENARD Christine, COMBARIEU Maud.


Mersch Pierre   

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